Portrait de Jeanne de Lestonnac - tableau

Titre

Portrait de Jeanne de Lestonnac

Titre

tableau

Auteur

anonyme

  • Nomanonyme

Matière et technique

toile

; peinture à l'huile

Mesures

Hauteur en cm : 84,2

; Largeur en cm : 71,3

Description

Portrait de Jeanne de Lestonnac (il s'agit d'une copie), fondatrice de "La congrégation des Filles de Notre-dame".
Née à Bordeaux, en 1556, elle était fille de Richard de Lestonnac, conseiller au parlement, et de Jeanne d'Eyquem de Montaigne, soeur de Michel de Montaigne.
A 17 ans, Jeanne de Lestonnac épousa Gaston, marquis de Montferrand. Veuve à 40 ans, elle entre, le 11 juin 1603, aux Feuillantines de Toulouse. Sa santé délicate, ne lui permettant pas de supporter les austérités de la règle, elle revint à Bordeaux six mois plus tard : elle résolut de se consacrer à l'éducation des jeunes filles et fonda l'"ordre des Filles de Notre-Dame" qui fut approuvé par une bulle papale du 16 avril 1607. Le cardinal de Sourdis lui fit don de la chapelle du Saint-Esprit, située dans le quartier du Château-Trompette, et, en 1608, les jurats lui octroyèrent un terrain en la rue Saint-Esprit, près la Corderie. La congrégation de Filles de Notre-Dame ouvrit en 1608, dans son couvent du prieuré Saint-Esprit, la première école féminine de Bordeaux. En 1610, les religieuses de Notre-Dame abandonnèrent la chapelle et maison du Saint-Esprit située près du Château-Trompette pour la rue du Hâ. En 1638, Jeanne de Lestonnac publia les "Règles et Constitution de l'ordre des religieuses de Notre-Dame, estably premièrement à Bourdeaux, par l'aucthorité du Saint-Siège. Elle mourut deux ans plus tard à l'âge de 84 ans. Jusqu'à la Révolution, l'institut des Filles de Notre-Dame demeura dans l'immeuble de la rue du Hâ. La chapelle construite par les disciples de Jeanne de Lestonnac est affectée au culte protestant.
Notes prises par G. Dupuis-Sabron lors de sa rencontre avec Sœur Sœur Colette Codet de Boisse le 8 mars 2023 :
Ce tableau, maladroitement peint, s' inspire du portrait peint (XVIIe siècle) conservé à l'institution Notre-Dame à Bordeaux.
Jeanne de Lestonnac refusait que l’on fasse son portrait. Aussi, apparemment, il n’existe pas de peinture d’elle de son vivant. Il y a des d’anecdotes à ce sujet. Dès que l’on tentait de la dessiner, elle baissait son voile. Alors qu’elle était étendue morte sur son lit, on a fait venir un peintre pour pouvoir enfin avoir un portrait d’elle. Ce peintre n’a finalement pas voulu la peindre car il a prétendu qu’elle changeait tout le temps d’expression.
Finalement, on a fait un masque mortuaire (conservé au musée de l'institution Notre-Dame).
Jeanne de Lestonnac, mariée, plusieurs enfants , veuve avant de devenir religieuse, fondatrice de la première école de jeunes filles à Bordeaux, s’est battue pour que les jeunes filles même les plus modestes puissent bénéficier comme elle d’une éducation. Pour que l’école puisse être ouverte à tout le monde, les externes ne payaient rien.

Historique

Coulon Robert

Numéro d'inventaire

92.7.461

Département

Iconographie