Statue de Cautopatès - statue

Titre

Statue de Cautopatès

Titre

statue

Fonction / Rôle de l'auteur

sculpteur

Auteur

anonyme

  • Nomanonyme

Date de création

2e siècle 4e quart : Entre

; 3e siècle 1er quart : Et

Fonction / Rôle de l'auteur

exécutant

; tailleur de pierre

; sculpteur

; artisan

; atelier

Auteur

anonyme

  • Nomanonyme

Date de création

2e siècle 4e quart : Entre

; 3e siècle 1er quart : Et

Matière et technique

calcaire

; taille

; sculpté

Mesures

Hauteur en cm : 124

; Largeur en cm : 40

; Epaisseur en cm : 33

; Poids en kg : 105

Description

Cautopatès est, avec Cautès, l’un des deux compagnons de Mithra, dieu dont le culte, d’origine orientale, connut un essor considérable dans tout l’Empire romain à partir de la fin du IIe siècle après J.-C. et s’éteignit, concurrencé par le christianisme, au cours du siècle suivant. Bien que tendant vers le monothéisme, ce culte à mystères pénétré d’astrologie comprend des rites d’initiation et une célébration – sacrifice du taureau et repas rituel – tout à fait particuliers. Il est honoré dans des grottes ou des sanctuaires enterrés, et seuls les hommes y sont apparemment admis. Il célèbre la lumière et la force, et prône des valeurs telles que fraternité, égalité et loyauté qui le firent particulièrement apprécier des soldats, mais aussi des commerçants et des voyageurs acquis à ces rites adoptés en Orient, des artisans, des affranchis et des esclaves qui y retrouvaient en quelque sorte une famille. La statue de calcaire retrouvée en 1986 dans le temple (mithraeum) de Bordeaux présente Cautopatès selon l’usage : il est habillé à l’orientale comme le dieu Mithra lui-même, avec le bonnet phrygien et la cape colorés de rouge. Contrairement à son compère Cautès qui, debout, jambes croisées, tient sa torche levée et symbolise la lumière, le jour, le renouveau…, Cautopatès, torche baissée, représente en symétrie le crépuscule, l’automne, …la mort. Les deux statues devaient encadrer l’illustration du sacrifice du taureau par Mithra (tauroctone). Des traces de fixation subsistent d’ailleurs au bras et à l’épaule de Cautopatès.

Cours Victor Hugo (146) Bordeaux

; 1986

Numéro d'inventaire

87.1.50

Département

Antiquité