étrier d'échasse - tapuvae

Titre

étrier d'échasse

Titre

tapuvae

Fonction / Rôle de l'auteur

artisan

; sculpteur

Date de création

19e siècle

Lieu de création

Iles Marquises

; Océanie

; Polynésie

Matière et technique

bois

; sculpté

Mesures

Hauteur en cm : 41

; Largeur en cm : 7

; Profondeur en cm : 10

Description

Cet étrier est sculpté en atlante d'un tiki portant une parure de tête rappelant une coiffe de plumes (taavaha), le dessous de la pédale. Il est entièrement couvert de striures en relief comme le dessus de la pédale évoquant des tatouages ou des tressages. Cette statuette présente les caractéristiques des tiki marquisiens, avec une tête dont la taille est celle du corps et des jambes, un visage avec d'immenses yeux latéraux cerclés, un nez épaté, une large bouche aux lèvres entrouvertes sur la langue qui dépasse légèrement. Les bras sont pliés coudes au corps avec les mains en peigne disposées de part et d'autre d'un ventre rebondi. Les jambes sont décorées par des rainures longitudinales. Les étriers (tapuvae) étaient fixés à des perches (tōtoko) de bois léger, entourées d’écorce battue, kahu, à l’aide de deux ligatures en fibres de bourre de coco tressées (keikaha ou keikana). Des compétitions spéciales et sacrées étaient organisées sur des échasses (vaeake). Elles occupaient une place importante dans les rites funéraires des personnages prestigieux. C'étaient aussi bien des courses que des combats singuliers pratiqués sur la partie pavée des tohua, dont le but était de faire tomber l’adversaire. Les tapuvae étaient très appréciés des visiteurs étrangers du 19ème siècle qui les ont collectés en grand nombre.
(Véronique Mû-Liepmann, 2016)

Historique

Musée Bonie (1894-1983)

Numéro d'inventaire

12 685

Département

Extra-européen